Conseils de choix
Pour qui
Le Philips à 230 € convient à qui veut un débit régulier sur fruits durs et légumes, avec ses 1100 W et sa cuve de 2 L.
Les AMZCHEF de 70 à 90 € visent l'extraction lente à froid, plus silencieuse : le modèle à 90 € annonce 45 dB et une goulotte de 135 mm qui évite de découper les fruits.
Quand passer son chemin
L'accessoire à 25 € ne remplace aucun de ces appareils : il ne fonctionne qu'avec un robot compatible et il cuit à la vapeur au lieu de presser.
Si vous ne buvez un jus que de temps en temps, un simple presse-agrumes coûte bien moins que 70 € et se nettoie en quelques secondes.
Notre verdict
Les 5 produits partagent la même note, 4,5/5. Les volumes d'avis diffèrent : 5 700 pour le Philips, 3 800 pour les deux AMZCHEF d'entrée, 3 700 pour l'accessoire, 2 900 pour le modèle à goulotte large.
À 70 €, l'AMZCHEF argent offre le meilleur compromis ; le Philips à 230 € se justifie si le débit prime.
Centrifugeuse ou extracteur à vis
C'est la seule question qui compte vraiment, et elle précède le prix. Une centrifugeuse râpe le fruit sur une grille qui tourne très vite, puis projette la pulpe vers la paroi par la force centrifuge. Le jus sort en quelques secondes.
Un extracteur à vis écrase lentement le fruit contre un tamis, comme une presse. Il met plus de temps mais il broie ce qu'une centrifugeuse fait glisser : les herbes, les épinards, le céleri, tout ce qui est fibreux et peu juteux.
Le Philips à 230 € et ses 1100 W appartiennent à la première famille, les AMZCHEF de 70 à 90 € à la seconde. Comparer leur prix sans voir cette différence revient à comparer un four et une poêle sur leur puissance.
Ce que le rendement veut dire
Aucune fiche produit de cette page ne donne un taux d'extraction mesuré, et c'est normal : il n'existe pas de protocole commun. Le rendement dépend autant du fruit que de la machine.
Une pomme mûre rend beaucoup à froid comme à chaud ; une carotte sèche rend peu quel que soit l'appareil. Ce que change réellement la technologie, c'est la part de pulpe qui reste dans le résidu, et elle se voit à l'oeil.
Si le marc sort humide et se compacte mal, la machine laisse du jus derrière elle. C'est un contrôle que vous pouvez faire dès la première utilisation, et il vaut mieux que tous les chiffres promis.
La goulotte, le critère qu'on oublie
Le diamètre de l'ouverture décide du temps passé à préparer, pas du temps passé à presser. Avec une goulotte étroite, chaque pomme se découpe en quartiers, chaque carotte se coupe en tronçons, et la préparation dépasse vite la durée de l'extraction elle-même.
Les 135 mm annoncés sur le modèle à 90 € acceptent un fruit entier. C'est la différence entre un appareil qu'on sort le dimanche et un appareil qu'on utilise le matin avant de partir. Sur le papier c'est un détail.
À l'usage, c'est souvent ce qui décide si la machine reste sur le plan de travail ou finit dans un placard.
Le bruit, et le moment de la journée
Une centrifugeuse tourne vite, donc elle siffle. Un extracteur à vis tourne lentement, donc il grogne. Les 45 dB annoncés sur l'un des AMZCHEF correspondent à une conversation à voix basse, ce qui reste compatible avec une cuisine où quelqu'un dort à côté.
Le chiffre est déclaratif et mesuré à vide par le fabricant : en charge, avec des carottes, tout appareil monte. Retenez surtout l'ordre de grandeur entre les deux principes, qui lui ne trompe pas. Si vous pressez à six heures du matin dans un appartement, la lenteur devient un avantage.
Le nettoyage décide de l'usage réel
Un extracteur se démonte en quatre ou cinq pièces, dont un tamis fin qu'il faut brosser avant que la pulpe ne sèche. Passé une heure, les fibres durcissent et le tamis devient pénible. C'est la raison numéro un pour laquelle ces appareils cessent d'être utilisés, bien avant la panne.
Regardez donc deux choses avant d'acheter : le nombre de pièces à laver, et si le tamis passe au lave-vaisselle. Une brosse fournie est un bon signe, elle indique que le fabricant sait que le tamis se brosse.
Les 2 tasses et la brosse livrées avec les AMZCHEF d'entrée vont dans ce sens.
Ce qu'un extracteur ne fera pas
Il ne fait pas de smoothie. Un smoothie garde la fibre, un jus l'enlève : ce sont deux appareils différents, et un extracteur qui prétendrait faire les deux ferait mal les deux. Il ne conserve pas non plus le jus indéfiniment, même pressé à froid.
Enfin, il ne remplace pas un presse-agrumes pour des oranges : passer un agrume entier dans une vis coûte un démontage complet pour un verre de jus. Le produit à 25 € de cette page illustre le malentendu inverse.
Ce n'est pas un extracteur du tout, mais un accessoire vapeur destiné à un robot compatible.